Ces thèmes sont approfondis
dans l'essai :


DEMOCRATIE
le nom volé d'une idée violée
de
Jean-Claude Martin

(téléchargeable par parties)
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SUJET PROPOSE :

1. Pensez-vous que le peuple devrait directement décider les grandes orientations politiques ? Quels avantages ou inconvénients y verriez vous ?

2. Thème de votre choix (à vous de commencer)

___________

 

Le "DEMOCRATIEN" vous parle.

 

Le mot démocrate étant tout autant dévoyé et varié dans ses acceptions politiciennes et, hélas, populaires, que celui de démocratie, j'ai choisi de m'appeler "démocratien". Il m'est alors possible d'en poser la définition, a priori et par défaut de définition correcte du démocrate, comme étant : celui qui considère que la démocratie correspond à la possession d'un maximum de pouvoirs de toutes sortes (politiques, économiques, physiques, intellectuels et moraux) et à leur exercice le plus directement, le plus fréquemment le plus largement possible et de manière toujours accrue, par le peuple le plus large (les gens eux-mêmes), dans la plus grande liberté.

 

N.B. Cette définition synthétise les analyses et conclusions des thèmes "L'Idée de démocratie", "Nature du Pouvoir" (généralisant notamment cette notion à la possession et l'usage de biens matériels, "La Liberté", etc. (voir ci-contre)

 

Le "DEMOCRATIEN" et le PRESIDENTIALISME : "On va d'excès au sommet de l'Etat en extension territoriale."

 

Dans le thème "Démocratie parlementaire", le présidentialisme apparait comme présentant une "similitude évidente avec l'ancien régime monarchique" et opposé aux principes mêmes de la démocratie, fût-elle seulement représentative : lorsqu'il s'assortit de la "possibilité de dissolution de l'Assemblée Nationale, (il) revient, dans la logique du système parlementaire, puisque le Parlement (y) est censé représenter la volonté populaire, à placer la volonté du Président au dessus de la souveraineté du peuple".

 

On le voit bien, sous la Cinquième, en France, lorsqu'il est question de démocratisation, on parle de renforcer les pouvoirs du Parlement, sous-entendu de contrebalancer ou diminuer ceux du Gouvernement, mais, comme ce dernier est dominé par le Président, c'est bien d'atténuer le présidentialisme dans les excès qu'on lui trouve, qu'il s'agit.

 

Rappelons-nous la chronique hebdomadaire "La Cour" du "Canard Enchaîné", sous De Gaulle . Il n'était pas étonnant que la Cinquième démarre ainsi. Il suffit de se référer à la conception de la démocratie affichée par le père de la Constitution, Michel Debré – citation cliquez ici –.

 

Mitterrand qui avait été élu dans un esprit de large rupture avec la politique et le régime perpétué par Pompidou et Giscard, dans des styles différents, était, a priori (cf. son propre ouvrage "Le coup d'Etat permanent"), plus près de la conception de Mendès-France – citation cliquez ici –. Il aurait dû changer les choses. Aurait-il pu le faire, sans trop de risques, dans son premier septennat ? Il est clair qu'à terme, il ne le voulait pas.

 

Le présidentialisme est donc resté une caractéristique et une pratique constantes de la Cinquième République Française. Mais, aux dires même des observateurs les plus objectifs et de bon nombre de ses premiers partisans, on atteint aujourd'hui, avec Nicolas Sarkozy, de nouveaux sommets. Son interventionnisme sur des sujets de détail est permanent. Ses idées personnelles, exprimées spontanément, sans analyse ni recul, font loi, lois fréquentes, improvisées, redondantes ou superflues, devant être révisées ou abandonnées, une fois la réflexion menée ou les avis des instances officielles recueillis. Ses inconvenances dans les rencontres officielles avec ses homologues étrangers, sa vulgarité de propos, envers les citoyens qui s'opposent à lui, lors de ses voyages en province ou visites diverses, ses attitudes "bling bling" ou de star "people", loin de faire "peuple", accentuent encore ce caractère haïssable de personnalisation du pouvoir dans le sens de "tel est mon bon plaisir".

 

Lors des élections régionales, on a eu la preuve médiatique éclatante de l'extension territoriale du présidentialisme : " La victoire de la Gauche est celle des Présidents de Région", fut la phrase qui revenait sans cesse dans les commentaires. Et les Conseils Régionaux ? N'ont-ils aucun rôle ? C'est un fait qu'une fois la majorité établie, le Président impose ses décisions et son caractère, son "style", fût-il aussi déplorable que celui de Frèche. Mais dit-on alors, pour l'excuser : "Il a réalisé d'excellentes choses". Seul ? Avec quels moyens ?

 

Outre de tels Présidents de Régions, des Présidents de Conseils Généraux et Maires oublient, une fois élus, leur idéologie prétendument démocratique au profit de leur ego. Leur entourage et leurs proches partisans les y encouragent souvent, espérant en tirer profit.

 

Perd-on la tête ? Ou est-ce l'instinct de recherche du Chef qui domine encore notre raison, pour que citoyens d'une "démocratie", nous tolérions ces dérives et réélisions ces roitelets ?

 

NON, DECIDEMMENT, LA "DEMOCRATIE" REPRESENTATIVE PRESIDENTIALISTE N'EST PAS DEMOCRATIQUE !

 

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